Dalkia et la COP21

La 21e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) a démarré le 30 novembre 2015 et a réuni des représentants de 195 pays.
L’objectif de ce sommet international à forts enjeux était d’aboutir à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d'accélérer la transition vers des sociétés bas carbone.

La conférence a été clôturée le 12 décembre 2015 par l’adoption d’un accord historique (« The Paris Agreement ») sur la lutte internationale contre le changement climatique. Il est le fruit de quatre ans de travail et de négociations intenses depuis la Conférence de Durban, à la fin de l’année 2011. L’accord a été adopté par tous les délégués des 195 pays présents sur place. Juridiquement contraignant et universel, il devrait entrer en vigueur en 2020, et prendre la suite du Protocole de Kyoto.

On dit accord mais qu’est-ce que ça veut dire ?

L’accord de Paris est constitué, d’une part, de l’accord lui-même, juridiquement contraignant, et d’autre part, de la décision qui a permis l’adoption de cet accord et qui détaille sa mise en œuvre effective.

Il contient tous les éléments pour la co-construction d’une stratégie mondiale de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation au changement climatique ainsi que la feuille de route pour fixer avant 2020 les détails de cette stratégie. En ce sens, l’adoption de cet accord n’est pas une fin mais le début d’un long processus.

Pour accueillir ce que nous pouvons considérer comme le premier accord universel et juridiquement contraignant ambitieux sur le changement climatique, et ouvrir la porte à un avenir durable, stable et bas carbone, l’ensemble des acteurs du territoire à travers le monde doivent contribuer à la mise en œuvre de cet accord.

195 pays

195 pays étaient représentés à la COP21

2°C

Les différents pays s’engagent à limiter la hausse de température « bien en deçà de 2 °C »

Les lignes de force de l’accord de Paris

La visibilité sur des objectifs long-terme

L’une des forces de cet accord est la visibilité sur des objectifs long-terme : en signant cet accord, les différents pays s’engagent à limiter la hausse de température « bien en deçà de 2 °C » et à « poursuivre leurs efforts » pour limiter cette hausse à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Cette limite a été celle identifiée par les spécialistes pour permettre de réduire significativement les risques et les effets du changement climatique.

L’ambition va encore plus loin, puisqu’un objectif d’atteindre 40 Gt CO 2  pour les émissions mondiales est proposé, dans la déclinaison des futures contributions nationales des pays. Aussi, les engagements des pays - et notamment les contributions nationales - seront revus tous les cinq ans.

Une aide financière aux pays en développement

L’accord prévoit que les pays développés doivent fournir des ressources financières aux pays en développement pour les soutenir dans leurs efforts d’adaptation et d'atténuation des effets du réchauffement climatique. Les pays émergents sont également encouragés à amener leur contribution. L’appel à mobilisation est clair et sans équivoque : à partir de 2020, les pays du Nord doivent allouer 100 milliards de dollars par an (en partie via le Fonds vert pour le climat) aux pays du Sud pour les aider dans la lutte contre les dérèglements climatiques sur leurs territoires. Un nouveau plancher sera fixé en 2025.

L’accord met également en valeur la volonté de favoriser la coopération sur les nouvelles technologies.

Une transparence assumée

Une réelle importance est accordée à la transparence, l’enjeu étant de faire converger, à terme, les systèmes de « reporting » existants entre pays développés et pays en développement pour qu’un régime commun puisse être atteint à terme, tout en respectant la notion de différenciation.

Le prix du carbone

Ce sujet a fait l’objet de nombreux rebondissements tout au long de la COP21, mais à la fin le résultat a été très positif et inattendu : l’accord traite de la mise en œuvre d’un prix du carbone, notamment par des approches coopératives (à travers des marchés du carbone, des mécanismes de création de crédits, etc.). L’accord insiste sur l’importance de donner des incitations aux activités de réduction des émissions de gaz à effet de serre et fait du prix du carbone un outil-clé.

Eric Molinié, Secrétaire Général de Dalkia, invité à l'émission "Le rendez-vous du Cercle des économistes" consacrée aux enjeux de la COP21.

Après l’adoption, la signature puis la ratification

Adopter n'est pas signer, ni ratifier !

  • Adopter : L'accord de Paris a été dans un premier temps adopté par les participants à la COP21.
  • Signer : Les Etats qui ont signé l'accord, ont en fait reconnu sa légitimité.
  • Ratifier : Les Etats qui ratifieront l'accord, s'engageront à le mettre en application quand celui-ci entrera en vigueur.

L’accord de Paris a été signé le 22 avril 2016, au siège des Nations unies à New York, par 175 pays qui représentent plus de 93 % des émissions de gaz à effet de serre.
Il s’agit d’un record en termes de pays réunis pour la signature d’un accord international. Lors de la signature, la France, pays organisateur de la COP21 et moteur de la lutte contre le changement climatique au niveau européen, les Etats-Unis et la Chine, principaux pollueurs du monde (ils totalisent à eux seuls 38 % des émissions GES), se sont engagés à ratifier l’accord avant la fin de l’année 2016.

La signature, après l’adoption, n’est pourtant qu’une deuxième étape. L’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre l’auront ratifié.

La France a, pour sa part, tenu sa promesse. Le Président de la République, François Hollande, a signé, mercredi 15 juin, le décret de promulgation permettant la ratification de l’accord de Paris.

Reportage

Reportage France 2 : Dalkia récupère la chaleur du site d'ArcelorMittal pour alimenter le réseau de chaleur de Dunkerque. Cette solution participe à la maîtrise des coûts pour les habitants et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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