La géothermie (du grec géo = terre et thermos = chaud) consiste à exploiter la chaleur naturellement contenue dans le sous-sol pour produire de la chaleur ou de l’électricité. En matière de chaleur, grâce à des échangeurs, l’eau puisée sous terre réchauffe l’eau distribuée par le réseau de chaleur urbain (eau chaude sanitaire, chauffage). La ressource naturelle est ensuite restituée à la nappe phréatique d’origine (appelée aussi aquifère) grâce à un puits de réinjection. La géothermie fait ainsi partie des énergies renouvelables.

Il existe trois types de géothermie :

  • « très basse énergie » (30 à 600 mètres) : la température de l’eau disponible varie de 10 à 30°C environ. A cette température, l’eau ne peut être utilisée telle quelle et des pompes à chaleur sont indispensables pour en « concentrer la chaleur ». Elle sert notamment pour alimenter les piscines, les serres, mais aussi les logements et les bureaux.
  • « basse énergie » (entre 600 et 2 500 mètres) : on trouve de l’eau entre 30° et 90 °, une température bien adaptée aux réseaux de chaleur.
  • « haute énergie » (au-delà de 2 500 mètres) : l’eau dépasse les 100°C. A de telles températures, il est même possible de produire de l’électricité. La géothermie contribue aux économies d’énergie ainsi qu’à la réduction des émissions de CO2, s’inscrivant pleinement dans une démarche de développement durable.