Inauguration de la chaufferie bois de Surville

Le réseau de chaleur et de froid urbains Centre Métropole : un outil de la transition énergétique

Grâce à la mise en service de la chaufferie biomasse de Surville et à une meilleure valorisation de l’énergie issue du traitement des ordures ménagères de l’usine de Gerland, le réseau de chaleur Centre Métropole sera alimenté à 65 % par des énergies renouvelables et de récupération.

Il permettra de réduire de 126 000 tonnes/an les émissions de CO2, soit l’équivalent de 50 000 véhicules enlevés de la circulation de l’agglomération ! Une réponse concrète et une contribution significative au Plan Climat Energie de la Métropole de Lyon.

Aujourd’hui, le réseau de chaleur Centre Métropole alimente en chauffage collectif et en eau chaude sanitaire l’équivalent de 45 000 logements. Dès 2027, la distribution d’énergie sera triplée pour accompagner le développement de l’agglomération à l’Est, en desservant l’équivalent de 130 000 logements.

Le réseau sera entièrement modernisé et sécurisé avec huit bouclages et trois nouveaux maillages. 65 km de réseau chaud et 4,5 km de réseau froid seront créés. Dans le cadre du contrat de délégation de service public du réseau de chaud et de froid urbains Centre métropole, confié à Dalkia – ELM par la Métropole de Lyon le 1er janvier 2017, une unité de production d’énergie est aujourd’hui réalisée et livrée.

Le réseau en chiffres clés

300M

d'euros d'investissement

162km

de réseau de chaud

13km

de réseau de froid

La chaufferie de Surville, la première chaufferie biomasse urbaine de France

La chaufferie de Surville comprend 3 chaudières de 17 Mégawatts chacune (dont une sera installée en 2023) qui fonctionnent à partir d’énergie renouvelable, la biomasse. L’installation est complétée par 4 chaudières gaz de 19 MW chacune pour répondre aux pics de consommation, notamment en cas de grand froid, ou en secours. La chaufferie de Surville fournira 20 % de la chaleur distribuée sur le réseau Centre Métropole.

La chaufferie de Surville représente un investissement de 45 millions d’euros financés par Dalkia et par le fonds chaleur de l’Ademe à hauteur de 17,7 millions d’euros. Le site fonctionne 24h/24 et accueille les 53 collaborateurs dédiés à l’exploitation du réseau Centre Métropole.

Il abrite également le centre de pilotage de l’ensemble du réseau Centre Métropole qui permet de surveiller et piloter les différents sites de production de chaleur et de froid, d’arbitrer les énergies, d’agir sur les sous-stations, et de surveiller les linéaires de canalisations. C’est un réseau totalement smart !

La chaufferie en chiffres clés

4ha

de site

18mois

de travaux

45M

d'euros d'investissement

La biomasse : une réponse aux défis de la transition énergétique

L’enjeu de la chaufferie de Surville, c’est le recours au bois énergie, une énergie renouvelable du territoire puisque le rayon d’approvisionne- ment est de 90 km autour de Lyon. La biomasse ou bois énergie utilisée à Surville provient de plaquettes forestières (bois déchiqueté) et de chutes de scierie de la région : tout ce qui n’a pas la qualité suffisante pour être valorisé en bois d’œuvre. Elle est stockée dans un silo de 6 000 m3, correspondant à 4 jours de production de chaleur. 75 000 tonnes de bois par an alimenteront la chaufferie. Au cœur du développement durable, la biomasse présente des atouts forts pour le territoire :

  • Environnementaux La biomasse a un bilan carbone considéré comme neutre. En effet, lorsqu’il est brûlé, le bois rejette le carbone qu’il a stocké lors de sa croissance par photosynthèse. L’énergie fossile nécessaire pour la récolte, le transport et la transformation du bois est proportionnellement très faible : il en résulte que pour un réseau de chaleur collectif, recourir au bois c’est réduire les émissions de CO2 d’un facteur 20 par rapport au fuel et 10 par rapport au gaz (source : Ademe). >> Pour un réseau de chaleur comme celui de Centre Métropole, recourir à la biomasse permet d’éviter 44 000 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 20 000 véhicules retirés de la circulation.
  • Sociaux : La filière biomasse représente l’équivalent de 50 000 emplois en France (exploitation forestière, transformation, livraison, exploitation et maintenance des installations). >> Afin d’alimenter la chaufferie de Surville, c’est l’équivalent de 60 emplois qui seront créés pour la filière bois.

Des chaudières biomasse à la technologie innovante

Un lit de sable pour porter la biomasse

Produire une grande quantité de chaleur sans trop de pertes de rendement nécessite une technolo- gie de pointe. A Surville, c’est la technologie du lit fluidisé bouillonnant qui transforme la biomasse en chaleur.

Un système de buses à la base des chaudières souffle du sable chauffé à 800°C. La biomasse entre instantanément en combustion au contact de ce lit de sable en lévitation. Le bon calibrage de la biomasse est indispensable à la réussite de cette opération.

Les + du lit fluidisé bouillonnant

> Une excellente combustion, du fait du mélange entre la biomasse et les particules de sable
> Une température homogène permettant de limiter les émissions d’oxyde d’azote (NOx),
> Un rendement de combustion pouvant atteindre 96 %, intégrant la récupération de chaleur dans les fumées.

800°C

température du sable chauffé

400t

de sable par an

Des rejets limités

Avant d’être rejetées dans l’atmosphère, les fumées font l’objet de traitements et filtrations successifs :

  • Au 1er étage des cheminées, un filtre multicyclone permet d’évacuer les cendres comme le ferait un aspirateur.
  • Au 2e étage, un deuxième filtre (filtre à manche) piège les poussières qui n’auraient pas été retenues par le filtre multicyclone, selon un principe du filtre à café.

Les cendres sous foyer et les 400 tonnes de sable nécessaires chaque année pour porter la biomasse peuvent être recyclés comme fertilisants des sols. Les cendres légères sont envoyées en centre de traitement.

"L’inauguration de la chaufferie biomasse de Surville marque une étape importante pour la transition énergétique de la métropole. Cette nouvelle installation unique en France permet d’alimenter le réseau de chaleur de l’agglomération à partir d’énergies renouvelables. Le développement des réseaux de chaleur est l’une des priorités du Schéma directeur des énergies 2030, notamment pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre mais également pour faire baisser les factures de chauffage pour les habitants raccordés au réseau. Grâce à cette chaufferie biomasse, nous garantirons à 130 000 logements un accès peu cher à une énergie renouvelable. C’est par des projets ambitieux et innovants comme celui-là, que nous réussirons ensemble à relever le double défi du climat et de la solidarité."

David Kimelfeld,
PRÉSIDENT DE LA MÉTROPOLE DE LYON

La création à Lyon de la plus grande chaufferie urbaine biomasse de France est une grande fierté. Elle est le fruit d’une réflexion que nous portons depuis plusieurs années sur la question fondamentale de la transition énergétique. Il est désormais acquis que l’engagement écologique constitue l’un des critères déterminants pour mesurer la qualité de vie et l’attractivité des grandes villes et des grandes métropoles. Lyon, qui dispose d’ores et déjà de nombreux atouts en la matière, est prête à relever ce défi.

Gérard Collomb,
MAIRE DE LYON

Le groupe EDF est fier d’accompagner la Métropole de Lyon dans sa transition énergétique au travers d’un équipement emblématique qui contribuera au confort de ses habitants tout en réduisant de façon significative les émissions de CO2. La lutte contre le réchauffement climatique est une priorité et, partout, l’implication des villes et des territoires est déterminante. Grâce à ses filiales, comme Dalkia, et grâce à son mix énergétique très faiblement carboné, le groupe EDF propose des solutions concrètes pour réduire l’intensité énergétique des territoires urbains et contribuer efficacement à la transition énergétique du pays.

Jean-Bernard Lévy,
PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL D’EDF

Pour accélérer la transition écologique, les installations de production de chaleur et de froid renouvelable ainsi que leurs réseaux de distribution sont des vecteurs majeurs. Le fonds chaleur a d’ailleurs été augmenté fin 2018 pour répondre aux ambitions de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le projet de la Métropole de Lyon participe à l’atteinte des objectifs nationaux par son ampleur, par l’association d’énergies renouvelables et de récupération et par son caractère innovant. L’ADEME a porté une attention particulière à l’approvisionnement en bois, notamment en suscitant des initiatives régionales de mobilisation dynamique et respectueuse de cette ressource.

Arnaud Leroy,
PRÉSIDENT DE L’ADEME

L’innovation est partout dans le réseau de chaleur Centre Métropole : c’est le 1er smart grid thermique et la 1ère chaufferie biomasse publique en France. Les équipes de Dalkia, qui exploitent plus de 350 réseaux de chaleur et de froid, sont fières de valoriser ici des énergies renouvelables locales, pour produire une chaleur vertueuse qui apporte un confort compétitif et durable à nos clients. Le réseau Centre Métropole est une vitrine de la transition énergétique sur les territoires, à l’heure où l’urgence climatique nous préoccupe tous.

Sylvie Jéhanno,
PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE DE DALKIA

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