L’innovation chez Dalkia, faire différent et mieux, ensemble

Faire la différence dans « l’expérience client », remporter les grands appels d’offres grâce à des solutions de rupture et accélérer la transition énergétique de nos clients, tout en tirant intelligemment parti des nouveaux outils digitaux… Pour Dalkia, l’innovation est à la fois un levier d’action vital et un enjeu à partager. Tour d’horizon illustré.

Innover, c’est se projeter dans l’avenir, mais à quelle échelle de temps ?

Ce paramètre est déterminant car les méthodes et les ressources mises à contribution dépendent essentiellement de lui. « Il existe d’abord une innovation de relativement court terme, dictée avant tout par les sollicitations des commerciaux, qui réclament des armes pour se battre sur des marchés de plus en plus compétitifs, explique Didier Roustan, directeur marketing stratégique et innovation chez Dalkia. Ces dernières années, face à ces demandes, nous avons appris à nous nourrir de l’agilité des start-up afin de construire des solutions opérationnelles en deux à trois ans. » Cette stratégie a valu à Dalkia certains succès notables (l’offre construite avec Tresorio autour de la chaudière numérique, l’intelligence artificielle déployée avec Craft ai dans les DESC(1) etc.), et des partenariats fructueux se sont noués avec une quinzaine d’entre elles.

« Par ailleurs, nous visons un horizon plus lointain en développant des programmes pour lesquels nous travaillons surtout avec la R&D d’EDF, poursuit Didier Roustan. On peut mentionner, par exemple, les travaux menés autour des pompes à chaleur à très haute température, intéressantes notamment pour valoriser des énergies de récupération dans l’industrie et, bien sûr, la plate-forme logicielle DEMix et sa mise en œuvre sur le premier double smart grid de France, que nous avons conçu et réalisé pour l’écoquartier de Nanterre Cœur Université. »

Le maquis et la forêt

Au sein de la direction marketing stratégique et innovation de Dalkia, Bertrand Guillemot, directeur des programmes innovation, et Fabien Ruiz, responsable innovations et solutions techniques, sont chargés de faire l’interface avec les contributeurs externes. « Le maquis extrêmement dense des start-up est plutôt la spécialité de Fabien Ruiz, la mienne étant la R&D d’EDF, qui relève davantage de la forêt bien ordonnée avec ses quelque 2 500 chercheurs susceptibles de nous aider à innover sur toute une variété de sujets, précise Bertrand Guillemot. Mais notre approche n’est pas cloisonnée puisque ces deux typologies de partenaires s’avèrent très complémentaires. Il existe ainsi, au sein de EDF R&D, une cellule appelée EDF Pulse Explorer, qui aide les filiales du groupe à travailler avec des start-up. C’est cette cellule qui avait présélectionné, entre autres, Metron et Ethera, avec lesquelles nous avons respectivement lancé l’offre Dalkia Analytics(2) et la solution Nemopool(3), deux “success stories” significatives. »

« Tout cela s’articule en bonne intelligence, confirme Fabien Ruiz. Car in fine, l’objectif est toujours de construire des solutions qui amèneront à se demander : “Mais comment faisait-on avant ?” Et pour cela, quels que soient les partenaires et les sujets, il faut se poser les mêmes questions : quel “usage client”, quelle rentabilité potentielle, comment telle innovation peut-elle s’intégrer dans notre offre, en quoi sommes-nous légitimes pour la vendre ? » À ce propos, Fabien Ruiz évoque la solution smart lighting Li-Fi, mise au point avec Lifineo. Celle-ci consiste, à partir d’une technologie LED ne relevant pas en soi du métier de Dalkia mais génératrice de consistantes économies d’énergie, à proposer une infrastructure qui se prête à un pilotage très intelligent de l’éclairage.

Des offres qui se démarquent

Fabien Ruiz évoque également l’offre construite autour des piscines, emblématique de la stratégie de Dalkia en matière d’innovation. à côté de Nemopool, il existe aussi la solution développée à partir du savoir-faire de la société Starklab, en matière de récupération de chaleur au niveau des bacs tampons (là où sont évacués les trichloramines et autres composés toxiques) : Terrao.

« Depuis fin 2019, nous déployons un troisième niveau de technologie en lançant la centrale de traitement “tout air neuf piscines”, ajoute-t-il. Cette innovation s’appuie sur un procédé mis au point par la start-up Sustain’Air. En permettant de refroidir de l’air avec de l’eau chaude, elle fournit une parade efficace au problème très énergivore des trichloramines. Et aujourd’hui, nous travaillons avec Sidser, une autre start-up, sur la production d’eau glacée à partir de chaleur. » Dalkia va pouvoir mettre à profit ces deux technologies de production de froid pour densifier son offre dans un autre domaine à forts enjeux, celui des réseaux de chaleur. Il devient en effet possible de mettre en place une climatisation à partir d’une de ces infrastructures, ce qui s’avère particulièrement vertueux lorsque celle-ci est alimentée (en tout ou partie) par des énergies renouvelables et de récupération.

Approches collectives et participatives

« En matière d’open innovation et de rupture technologique, on peut identifier une proposition a priori intéressante d’une start-up puis voir comment la valoriser sous la forme d’une solution, note Kamini Rughoobur, chef de projet Innovation. Mais on peut aussi partir du besoin du client. » C’est dans cet esprit que Dalkia se dote d’un « Idealab », un espace dédié aux démarches dites « d’innovation collective », qui va bientôt ouvrir ses portes au 26e étage du siège. L’idée est d’associer différentes compétences, notamment sous la forme d’ateliers et de « marathons créatifs », pour les inviter à entrer en empathie avec les clients, déceler leurs attentes et leurs exigences. Et ce, avant de construire, tout aussi collectivement, les solutions. « Ce mode de fonctionnement, également nommé “Idéation”, s’avère très productif, note Didier Roustan. Nous l’avons mis en œuvre avec succès en 2018 sur les réseaux de chaleur, puis pour refondre nos solutions dans le domaine de la santé, et nous commençons à l’employer pour préparer les grands appels d’offres. »

Dalkia explore aussi la voie de « l’innovation participative » : lorsque, sur le terrain, un collaborateur a une bonne idée qui lui rend concrètement service (et/ou à son client), comment en faire profiter la collectivité au-delà des concours internes ? « Nous souhaitons donner à chacun la possibilité de faire mûrir ses idées et de les partager, résume Didier Roustan. Nous comptons mettre en œuvre ce dispositif courant 2020. »


(1) Dalkia Energy Savings Centers.
(2) Cette solution permet de piloter la performance énergétique et environnementale des sites industriels grâce à l’intelligence artificielle et au big data…
(3) En évaluant le taux de trichloramines, Nemopool permet d’agir sur les systèmes de ventilation. 

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