Les Saint-Affricains se chaufferont au bois de l’Aveyron

Le 16 novembre, les travaux du nouveau réseau de chaleur intelligent de la ville de Saint-Affrique, alimenté à 86 % par la filière bois locale, ont été lancés.

La ville de Saint-Affrique, dans l’Aveyron, a confié au groupement Causses Energia / Dalkia la réalisation et l’exploitation d’un réseau d’eau chaude intelligent dans le cadre d’une Délégation de Service Public de vingt-deux ans.

Le réseau de chaleur s’étendra sur 5,5 kilomètres et desservira les principaux bâtiments de la ville. La chaleur sera produite par une chaufferie centrale biomasse de 3 MW alimentée par la filière bois de la région. Ce bois « garanti local » sera issu de structures aveyronnaises implantées dans un rayon de 50 kilomètres autour de la ville.

Ce réseau de chaleur sera alimenté à 86 % par des énergies renouvelables locales et évitera ainsi l’émission de 2 300 tonnes de CO2 par an, comme si on retirait plus de 1 900 voitures roulant 10 000 kilomètres, de la circulation de l’agglomération Saint-Affricaine. Il permettra aux abonnés de bénéficier d’une TVA réduite et de diminuer aussi leur facture énergétique.

Le réseau de chaleur sera relié au Desc (Dalkia Energy Savings Center), le centre de pilotage de la performance énergétique de Dalkia, afin d’ajuster en temps réel la production de chaleur aux besoins réels des habitants. La ville de Saint-Affrique fera ainsi un premier pas vers la smart city. La mise en service du réseau d’eau chaude est prévue pour la saison de chauffage 2019-2020.

La cérémonie de lancement des travaux s'est déroulée le 16 novembre en présence d’Alain Fauconnier, maire de Saint-Affrique et Président de la Communauté de communes du Saint-Affricain, Richard Fiol, Président Directeur Général de la SEM Causses Energia et Valérie Patron, Directrice Régionale de Dalkia Sud-Ouest

Chiffres clés

• 86 % d’énergies renouvelables
• 5,5 km de réseau
• 22 ans de Délégation de Service Public
• 3 MW de puissance pour la chaufferie biomasse
• 2 300 tonnes de CO2 évitées chaque année, comme si on retirait plus de 1 900 voitures de la circulation
• 3 emplois locaux créés

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