Denis Bobilier : « Notre métier se situe au cœur de la transition énergétique »

3 questions à Denis Bobillier, directeur technique et grands projets de Dalkia en région Nord.

Comment Dalkia s’est-elle préparée à la loi sur la transition énergétique ?

Pour nous, cette loi est une opportunité car notre métier et notre modèle contractuel se situent au cœur de la transition énergétique. Dalkia s’engage dans les économies d’énergie en mettant l’homme au centre d’un dispositif qui repose sur les technologies les plus avancées. L’innovation tient une place importante dans la transition énergétique. À cet égard, la capacité de recherche et développement que nous apporte EDF représente un atout majeur, et de nombreux projets sont en cours.

La loi fixe la part des renouvelables à 38 % de la consommation finale de chaleur en 2030. Où en est Dalkia ?

Cela fait de nombreuses années que nous développons les énergies renouvelables. Aujourd’hui, la biomasse représente une part significative de notre mix énergétique et nous travaillons à l’étendre à d’autres sources comme la géothermie, le solaire, le biogaz. Dans le domaine du chauffage urbain, qui se prête bien à l’introduction des ENR à une échelle industrielle, nous valorisons les énergies de récupération issues de centres de valorisation énergétique comme à Nogent-sur-Oise, en Picardie, ou de sites industriels comme à Dunkerque, où le réseau est alimenté par la chaleur des hauts fourneaux d’Arcelor. « Transition », cela veux dire que les énergies fossiles ne vont pas disparaître du jour au lendemain, d’autant qu’une technologie comme la cogénération à partir de gaz naturel présente une efficacité économique, énergétique et environnementale qui la rend vertueuse.

Les ENR sont-elles un moteur de croissance pour Dalkia ?

Le fonds chaleur de l’Ademe et l’avantage fiscal consenti aux réseaux contenant des ENR ont permis le développement du marché. La tendance va se poursuivre. La visibilité est bonne dans l’habitat, moins dans l’industrie en raison de la conjoncture économique. Sur ce dernier marché, la création d’un fonds de garantie des projets favoriserait la transition énergétique.

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